(la tribune) - Une normalisation du système français devrait passer par un rapprochement entre les chercheurs actifs et les meilleurs étudiants, estime Jean-Marc Schlenker, mathématicien, professeur à l'université Toulouse III.
En France, comme dans les autres pays développés, l'Etat consacre un effort important à la recherche, fondamentale et appliquée. Comme toute dépense publique, cet effort collectif doit se justifier par une nécessité, ou du moins par une utilité suffisante, pour l'économie ou plus généralement pour la société.
Cette exigence naturelle est pourtant mal acceptée par certains chercheurs, qui y voient une remise en cause de l'investissement de l'Etat dans la recherche fondamentale; un point de vue d'ailleurs partagé par certains décideurs, pour lesquels la recherche publique doit être réorientée vers le développement d'applications directement utiles.
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