« Ce projet repose sur l’idée que, outre les structures d’interface entre les universités et le monde économique, le jeune docteur ou doctorant peut être un vecteur puissant d’innovation pour les entreprises.
Le but de cette étude est de mieux appréhender les conditions dans lesquelles :
• se construit l’identité professionnelle du doctorant
• le jeune doctorant ou le jeune docteur s’oriente vers le monde de l’entreprise et trouve à s’y insérer
• les compétences professionnelles sont acquises, qu’elles soient académiques ou pratiques (savoir-faire) afin de répondre aux besoins du monde de l’entreprise.
CONTENU DE L’ETUDE
Un questionnaire sera élaboré pour interroger des doctorants et des directeurs de thèse sur :
• la notion d’identité professionnelle ; les éléments de professionnalisation mis en oeuvre pendant la formation ;
• la formation de l’encadrement universitaire à la préparation des étudiants à l’entrée dans la vie professionnelle ;
• les relations entre le laboratoire de recherche et le tissu industriel, notamment sous l’angle de la diffusion des technologies avancées.
L’analyse distinguera :
• pour les doctorants, les conditions d’une meilleure diffusion des compétences vers l’entreprise, notamment grâce au monitorat en entreprise et aux conventions CIFRE ;
• pour les laboratoires l’impact des réseaux de coopération mis en place avec les entreprises, mais aussi des prestations de nature commerciale proposées par les établissements ou des dispositifs de valorisation de la recherche (contrats d’étude, junior entreprise, jeunes pousses…) ;
• pour les docteurs, les compétences qui sont en jeu pour une meilleure contribution des formations longues au dynamisme de l’innovation.
Le management des écoles doctorales fera l’objet d’une attention particulière. Parallèlement, l’étude s’attachera à préciser les représentations et les besoins qui sont exprimés par les entrepreneurs, dans l’objectif de repérer les éventuels décalages entre les attentes des entreprises et l’offre universitaire. Une attention particulière sera accordée aux besoins spécifiques des PME-PMI.
METHODOLOGIE DE L’ETUDE
L’étude comprendra l’analyse d’au moins quatre sites universitaires, dont les caractéristiques géographiques et scientifiques devront être complémentaires. Ces études de cas aborderont des problématiques administratives et managériales, mais aussi sociologiques, économiques et technologiques. Les méthodes d’analyse utiliseront des outils quantitatifs et qualitatifs.
Cette étude privilégiera les filières scientifiques (sciences de l’homme et de la société incluses). »
Etude commandée par la DEPP pour le HCEEE
Contributeurs
Cette étude a été dirigée par Florent Olivier et supervisée par Yann Cadiou et Philippe Larrue. Ils ont été assistés par Elisabeth Zaparucha, Aubépine Dahan, Nicolas Turcat et Sophie Bussillet.